L’Unaf salue une étape importante pour mieux protéger les mineurs de moins de 15 ans sur les réseaux sociaux
Le Parlement a définitivement adopté, le 22 juillet 2026, une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe, qui doit entrer en vigueur dès septembre pour protéger la santé des enfants et adolescents. L'Unaf salue cette avancée qui apporte aux parents un cadre d’action renforcé. Cependant pour être pleinement effective, cette loi devra toutefois s’appuyer sur des dispositifs fiables de vérification de l’âge, ainsi que sur des moyens de contrôle et de sanction adaptés. Pour l'Unaf, le renforcement de la protection des jeunes sur les réseaux sociaux doit, en effet, s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’usage de leur temps libre, en dehors de l’école et de la famille
Cette avancée constitue une étape importante pour mieux protéger les jeunes, dans un contexte d’exposition toujours plus précoce à des contenus inadaptés, aux mécanismes de captation de l’attention, au cyberharcèlement et aux atteintes à la santé mentale. Elle apporte également aux parents un cadre d’action renforcé. Mais pour être pleinement effective, cette loi devra toutefois s’appuyer sur des dispositifs fiables de vérification de l’âge, ainsi que sur des moyens de contrôle et de sanction adaptés.
Cette protection ne peut néanmoins reposer uniquement sur ces dispositifs. L’Unaf rappelle que les plateformes, dont les modèles économiques reposent en grande partie sur la captation de l’attention, doivent assumer pleinement leur responsabilité. Cela implique de renforcer les exigences en matière de transparence et de régulation, notamment concernant les algorithmes de recommandation, les dispositifs de modération et les mécanismes susceptibles d’encourager des usages excessifs. Le contrôle de l’âge, à lui seul, ne saurait garantir un environnement numérique réellement protecteur.
Enfin, l’Unaf souligne que le renforcement de la protection des jeunes sur les réseaux sociaux doit s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’usage de leur temps libre, en dehors de l’école et de la famille. Comme l’a rappelé le conseil Enfance du HCFEA, les temps et lieux tiers tels que les activités sportives, culturelles ou les espaces de vie sociale jouent un rôle essentiel dans le développement et l’épanouissement des jeunes.
En limitant l’exposition aux réseaux sociaux, cette loi peut ainsi libérer du temps pour ces activités et favoriser des moments partagés en famille. Ces temps constituent autant d’occasions pour les parents d’échanger avec leurs enfants sur leurs usages numériques, dans le cadre d’un dialogue ouvert, privilégiant une logique d’accompagnement plutôt que de contrôle.