« Décider, c’est un droit » : un atelier innovant pour redonner le pouvoir d’agir aux majeurs protégés.
Le 10 mars dernier, dans le cadre de la Semaine Nationale de la Protection Juridique des Majeurs #SNPJM, l’Udaf de la Lozère a franchi une nouvelle étape dans son engagement pour le respect des droits des personnes protégées. À travers l’atelier participatif « décider, c’est un droit », usagers, mandataires et futurs professionnels ont échangé pour transformer la protection juridique en un véritable soutien à l’autodétermination.
Le 10 mars dernier, dans le cadre de la Semaine Nationale de la Protection Juridique des Majeurs #SNPJM, l’Udaf de la Lozère a franchi une nouvelle étape dans son engagement pour le respect des droits des personnes protégées. À travers l’atelier participatif « décider, c’est un droit », usagers, mandataires et futurs professionnels ont échangé pour transformer la protection juridique en un véritable soutien à l’autodétermination.
Placer l’usager au cœur de sa propre vie
Inspiré par l’Article 12 de la Convention internationale des droits des personnes handicapées, cet atelier ne visait pas seulement à discuter de la loi, mais à la vivre. L’objectif : passer d’un modèle où l’on décide « pour » la personne à un système où l’on décide « avec » elle.
Réunissant 19 participants — dont 9 personnes accompagnées, des mandataires de l’Udaf et de l’ATL, ainsi que des étudiants éducateurs de l’OFTS — la rencontre a permis une libération de la parole rare et précieuse.
Ce que nous ont dit les participants
Grâce à des séquences de travail ludiques comme « mes choix, ma vie » ou « décider avec soutien », les personnes en mesure de protection ont partagé leur vision de l’autonomie :
- Une autonomie réelle : la majorité des participants se sent pleinement acteurs de leurs choix de vie (logement, santé, vie amoureuse).
- Le besoin de « filet de sécurité » : le soutien du mandataire judiciaire à la protection des majeurs est perçu comme essentiel lors des moments de vulnérabilité émotionnelle ou de démarches administratives complexes.
- L’importance de la relation : « on peut parler de tout », ont souligné certains, tout en rappelant que la continuité du lien (notamment pendant les congés des mandataires judiciaires à la protection des majeurs) est une priorité pour se sentir en sécurité.
Des leviers pour demain
L’analyse des échanges a permis d’identifier des pistes concrètes pour améliorer nos pratiques professionnelles en Lozère :
- Mieux communiquer : privilégier les rencontres physiques et un langage simple, direct et transparent.
- Développer la pair-aidance : encourager les personnes protégées à s’entraider et à partager leurs expériences.
- Adoucir l’accueil : créer des protocoles de bienvenue pour réduire l’anxiété liée au début d’une mesure de protection.
Obtenir mon permis, voyager seul malgré ma phobie sociale ou choisir mon logement… ces victoires montrent que la protection n’est pas un frein, mais un tremplin vers l’autonomie, » Témoigne un participant.
Vers une amélioration continue
Cet atelier n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’une évolution de nos protocoles. L’Udaf de la Lozère s’engage à intégrer ces retours d’expérience pour que chaque majeur protégé soit, plus que jamais, le premier décisionnaire de sa propre existence.